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22 fév 2010 - PARIS : célébration du Dimanche de l'orthodoxie

Selon la tradition établie depuis de nombreuses années, le Dimanche de l'orthodoxie a été marqué à Paris, le 21 février dernier, par le rassemblement de nombreux fidèles de la région parisienne dans la cathédrale grecque Saint-Étienne, pour la liturgie eucharistique. Célébrée et chantée en grec, en arabe, en géorgien, en slavon, en roumain et en français, la liturgie était présidée par le métropolite Emmanuel, évêque du diocèse du patriarcat oecuménique en France et président de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France, entouré de prêtres et diacres des différents diocèses de France. Près de deux cent cinquante fidèles participaient à cette célébration. Dans l'après-midi, une centaine de personnes se sont retrouvées dans les locaux de la paroisse roumaine Sainte-Parascève-et-Sainte-Geneviève, sous la présidence de l'archevêque Joseph (métropole du patriarcat de Roumanie en Europe occidentale et centrale), pour entendre deux communications consacrées à la vie et l'oeuvre du père Alexandre Men, prêtre orthodoxe russe assassiné le 9 septembre 1990 (SOP 150.2), à l'occasion du 20e anniversaire de sa disparition.
A l'issue de la liturgie, le métropolite Emmanuel a donné lecture d'une lettre pastorale adressée par le patriarche oecuménique Bartholomée Ier et les membres du saint-synode de l'Eglise de Constantinople, à l'occasion du Dimanche de l'orthodoxie, dans laquelle est rappelé le sens de la foi orthodoxe et la signification de l'engagement de l'Eglise orthodoxe dans le dialogue entre les différentes confessions chrétiennes. Après avoir réaffirmé que " l'orthodoxie n'est pas un trésor de musée à conserver, mais un souffle de vie à donner à l'humanité pour la vivifier ", le patriarche et les membres du synode soulignent que " l'orthodoxie doit être en dialogue permanent avec le monde ", notamment avec les autres confessions chrétiennes. " Le but de ces dialogues est de discuter dans un esprit d'amour tout ce qui sépare les chrétiens, tant dans leur foi que dans l'organisation et la vie de l'Église ", expliquent-ils. A ceux qui aujourd'hui, au sein de l'Eglise orthodoxe, dénigrent ce dialogue ou le rejettent tout simplement, ils rétorquent en substance : " L'orthodoxie n'a besoin ni de fanatisme ni d'intolérance pour se protéger. Celui qui croit que l'orthodoxie possède la vérité ne redoute pas le dialogue, car jamais la vérité n'a été menacée par le dialogue ".